Dans la revue de presse de la RTBF de ce mercredi 21 janvier, on peut lire ceci :
« Le 9 juin 2024, les Bruxelloises et les Bruxellois ont voté. Leur choix ne mènera sans doute jamais à une majorité stable et légitime. C’est, estime De Morgen, un scandale sans précédent pour la Belgique. Bruxelles, appuie Le Soir est face au néant et au chaos. Au milieu d’un trou noir dont personne ne sait plus ni qui ni quoi pourrait l’en sortir. A ce stade, et en ce 591e jour sans gouvernement, les politiques ont tout usé, tout brûlé, tout jeté non pas dans l’intérêt de Bruxelles, mais en s’arc-boutant sur les intérêts de leur parti.
A l’arrivée, c’est un déni de démocratie, mais, attention, prévient Le Soir, c’est pour le monde politique qu’il sera suicidaire.
Alors ? Passons à autre chose, propose l’Echo.
Si le monde politique n’est plus en mesure de produire la moindre idée, la presse, elle n’en manque pas d’idées. Gouvernement de technicien, tutelle limité ou même nouvelle élection. Après le grotesque et le lamentable, le temps est venu d’envisager autre chose. Au passage, autre chose, ici, ne renvoie absolument pas à anders, nouveau nom des libéraux flamands qui semble si mal choisi, tant ce parti s’est enfermé dans des postures stériles ces dernières heures, écrit L’Echo. Assez simplement, l’enjeu est celui-là « quand la démocratie produit l’impuissance, les solutions simplistes deviennent séduisantes« . »
Chez CaP Democratie, nous partageons ce constat et ces craintes. Face à la crise traversée par nos démocraties et l’impasse de plus en plus évidente du modèle actuel, le risque est grand qu’une majorité de citoyens et citoyennes estiment que c’est le principe même de la démocratie qui est en faute. La tentation est grande de se tourner vers un chef d’Etat fort, conseillé par des experts supposés impartiaux et compétents. La suite de la revue de presse peut d’ailleurs donner un aperçu du narratif qui peut favoriser l’émergence d’un tel chef, dans un contexte de guerre et de délitement économique. Pour autant, nous sommes convaincu qu’une alternative existe : un bicaméralisme à tous les étages, avec chambre citoyenne (par tirage au sort) et chambre élue qui décident de concert de l’avenir du pays. Et on a bien l’intention de faire un maximum pour mettre cette idée sur la table tant qu’on en a encore l’occasion.